L'Équation d'une Façade Bois Réussie
Contrairement à une terrasse, le bardage en bois ne subit pas d'eau stagnante au sol. L'eau s'écoule par gravité. Cependant, il est exposé de plein fouet au vent, à la pluie battante et aux écarts thermiques brutaux.
Pour éviter que le bois ne se déforme ou ne moisisse par l'arrière, une règle prime sur toutes les autres : la création d'une lame d'air ventilée de 20 mm minimum derrière le bardage. L'air doit pouvoir entrer en bas de la façade (grille anti-rongeur) et s'échapper en haut.
La pose horizontale (à l'américaine) : C'est la plus classique. L'eau glisse sur les profils. Elle nécessite des tasseaux verticaux simples. Facile et rapide.
La pose verticale (scandinave) : Très contemporaine, elle donne de la hauteur au bâtiment. Attention : elle exige un double tasseautage (tasseaux verticaux puis horizontaux) pour ne pas bloquer la circulation de la lame d'air verticale. Ne clouez jamais vos lames à l'horizontale sur un tasseau vertical direct !
Le Choix des Essences : Naturel vs Traité
Douglas (Le champion local)
Le Douglas est l'essence française la plus populaire pour le bardage. Naturellement de classe 3 (sans chimie), il offre un superbe aspect rosé. Attention : seul son duramen (cœur du bois) est durable. Exigez un tri minutieux pour éliminer l'aubier lors de l'achat.
Western Red Cedar (Le luxe imputrescible)
Issu du Canada, c'est le bois le plus stable au monde. Il ne travaille quasiment pas, ne fissure pas et offre des teintes allant du jaune paille au brun rouge. C'est le choix sans entretien des maisons contemporaines haut de gamme.
Mélèze de Sibérie (La densité)
De croissance très lente dans les forêts froides, le mélèze a des cernes très serrés. Il est lourd, dur, résiste très bien aux chocs et grisaillera de manière très homogène avec les années.